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Obtenir un titre de séjour pour travailler comme salarié

Titre de séjour d'un an délivré à l'étranger qui occupe un emploi salarié en France. La mention salarié correspond à un contrat à durée indéterminée, la mention travailleur temporaire à un contrat à durée déterminée. Le titre suppose une autorisation de travail obtenue par l'employeur. La préfecture et le service de main-d'œuvre étrangère vérifient l'emploi, la rémunération et la régularité de l'employeur.

Titres de séjour Activité professionnelle Pour partie de plein droit, pour partie appréciée par l’administration

Nom officiel de la démarche : Carte de séjour temporaire portant la mention salarié ou la mention travailleur temporaire.
Vérifié le 14 septembre 2026, prochaine vérification prévue le 28 septembre 2026.

Pour partie de plein droit, pour partie appréciée par l’administration

Le texte prévoit la délivrance du titre lorsque l'autorisation de travail est accordée et que les conditions de séjour sont réunies. L'administration conserve toutefois deux marges d'appréciation : la situation de l'emploi lors de l'examen de l'autorisation de travail, et la menace pour l'ordre public.

Ce qui change

Taxes et droits de timbre relevés pour tous les titres de séjour

Première délivrance portée de 225 à 350 euros, renouvellement de 225 à 250 euros, validation du visa long séjour valant titre de séjour de 200 à 300 euros. Beaucoup de listes préfectorales affichent encore les anciens montants.

Effet au 1 mai 2026.

Niveau de français A2 et examen civique exigés pour la carte pluriannuelle

Le premier titre d'un an n'est pas concerné. Le passage à la carte pluriannuelle salarié de quatre ans l'est. Les personnes de plus de 65 ans en sont dispensées.

Effet au 1 janvier 2026.

Liste des métiers et zones en tension fixée par l'arrêté du 21 mai 2025

La situation de l'emploi n'est pas opposable pour les métiers et les régions figurant sur cette liste. Des listes distinctes s'appliquent en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion et en Martinique.

Effet au 21 mai 2025.

L’essentiel

Qui instruit la demande
Service de main-d'œuvre étrangère de la DREETS pour l'autorisation de travail, préfecture ou sous-préfecture du département de résidence pour le titre de séjour
Qui décide
Ministre chargé du travail pour l'autorisation de travail, préfet du département pour le titre de séjour, préfet de police à Paris
Comment déposer
Plateforme dématérialisée de demande d'autorisation de travail pour l'employeur, puis téléprocédure sur le portail ANEF pour le titre de séjour
Subsiste pour les situations non couvertes par la téléprocédure et dans certaines collectivités d'outre-mer. La préfecture de résidence indique les modalités applicables.
Coût
350 €
Renouvellement du titre : 250 €
Validation du visa long séjour valant titre de séjour : 300 €
Dépôt tardif, droit de visa de régularisation : 180 €
350 euros pour la première délivrance : taxe de 300 euros et droit de timbre de 50 euros. 250 euros au renouvellement : taxe de 200 euros et droit de timbre de 50 euros. Montants relevés sur service-public.gouv.fr à la date de vérification. La taxe due par l'employeur au titre de l'emploi d'un travailleur étranger est distincte et s'ajoute.
Durée du titre
12 mois
Silence de l’administration
Au bout de 4 mois, le silence vaut rejet.
CESEDA, art. R432-2, silence de quatre mois valant décision de rejet
Quand déposer
Au plus tôt 4 mois et au plus tard 2 mois avant l'expiration du document de séjour en cours
Récépissé
Une attestation de dépôt est délivrée immédiatement dans la téléprocédure, puis une attestation de prolongation d'instruction le cas échéant. Elles autorisent le séjour pendant l'instruction.

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Les conditions, une par une

15 conditions entrent en compte dans cette démarche. Chacune renvoie au texte qui la fonde.

  1. Disposer d'un contrat de travail ou d'une promesse d'embauche

    Condition obligatoire · bloquante · CESEDA, art. L421-1 pour la mention salarié, art. L421-3 pour la mention travailleur temporaire

    La nature du contrat détermine la mention portée sur le titre. Un contrat à durée déterminée conduit à la mention travailleur temporaire, dont la durée est alignée sur celle du contrat.

  2. Autorisation de travail accordée à l'employeur

    Condition obligatoire · bloquante · CESEDA, art. L421-1, code du travail, art. R5221-17 à R5221-22

    La demande est faite par l'employeur, jamais par le salarié. Certains titres dispensent d'autorisation de travail, notamment la carte vie privée et familiale, la carte talent et la carte de résident.

  3. Demande d'autorisation de travail déposée sur la plateforme dématérialisée

    Condition obligatoire · bloquante · Code du travail, art. R5221-17

    Le dépôt papier a été remplacé par un téléservice unique. Le dossier est instruit par le service de main-d'œuvre étrangère de la DREETS. Sans réponse au bout de deux mois, la demande est considérée comme rejetée.

  4. Rémunération au moins égale au minimum applicable

    Condition obligatoire · bloquante · Code du travail, art. R5221-20

    Un salaire inférieur au minimum conventionnel entraîne le refus de l'autorisation de travail, même si l'emploi existe réellement.

  5. Situation de l'emploi et recherche préalable de candidats

    Élément apprécié par l’administration · Code du travail, art. R5221-20

    L'administration examine la situation de l'emploi dans la profession et la zone concernées. L'employeur doit en principe avoir publié l'offre pendant trois semaines consécutives auprès du service public de l'emploi au cours des six mois précédant la demande, sans candidature adaptée. Ce point ne peut pas être calculé à partir de réponses déclarées.

  6. Métier ou zone figurant sur la liste des difficultés de recrutement

    Condition alternative · CESEDA, art. L414-13, arrêté du 21 mai 2025

    Lorsque le métier figure sur la liste applicable à la région, la situation de l'emploi n'est pas opposable. La liste est régionale : un métier inscrit dans une région ne l'est pas nécessairement dans une autre.

  7. Diplôme au moins équivalent au master et emploi en rapport

    Condition alternative · Code du travail, art. R5221-21

    Dans ce cas, la situation de l'emploi n'est pas opposable. Le seuil de rémunération est révisé périodiquement, vérifiez le montant en vigueur au jour du dépôt.

  8. Visa long séjour valant titre de séjour validé après l'entrée en France

    Condition obligatoire · bloquante · CESEDA, art. L421-1 et L421-3

    Pour une première venue en France, l'autorisation de travail est demandée avant l'entrée, puis le consulat délivre un visa long séjour valant titre de séjour. Ce visa tient lieu de titre pendant sa durée. La carte de séjour est demandée ensuite, avant son expiration.

  9. Changement de statut depuis la carte étudiant

    Condition alternative · CESEDA, art. L421-1, art. L432-2

    Le changement de statut suppose une autorisation de travail. La situation de l'emploi n'est pas opposable si l'emploi est en rapport avec un diplôme français au moins équivalent au master. Les ressortissants de neuf États liés à la France par un accord de gestion des flux migratoires relèvent de listes de métiers propres à ces accords.

  10. Employeur à jour de ses obligations et sans sanction

    Condition obligatoire · bloquante · Code du travail, art. R5221-20

    L'autorisation de travail est refusée lorsque l'employeur ne remplit pas ses obligations, même si votre situation personnelle est irréprochable.

  11. Conditions d'exercice d'une profession réglementée

    Condition obligatoire · bloquante · Code du travail, art. R5221-20

    Sans les conditions d'exercice de la profession, l'autorisation de travail est refusée. Ce point concerne notamment la santé, le transport et le bâtiment.

  12. Taxe due par l'employeur pour l'emploi d'un travailleur étranger

    Condition obligatoire · CESEDA, art. L436-10 à L436-13

    Cette taxe est à la charge de l'employeur et ne peut pas vous être réclamée. Pour un contrat de trois à douze mois, elle va de 74 à 300 euros selon le salaire. Pour un contrat de plus de douze mois, elle correspond à 55 pour cent du salaire brut mensuel, dans la limite de deux fois et demie le SMIC. Elle est déclarée et payée auprès de la direction générale des finances publiques.

  13. Signature du contrat d'engagement au respect des principes de la République

    Condition obligatoire · bloquante · CESEDA, art. L412-7 à L412-10

    Le document est signé lors de la demande. Le manquement aux engagements souscrits peut justifier le refus ou le retrait du titre.

  14. Absence de menace pour l'ordre public

    Élément apprécié par l’administration · CESEDA, art. L432-1

    La préfecture peut refuser ou retirer le titre pour ce motif. Ce critère ne peut pas être calculé à partir de réponses déclarées.

  15. Passage à la carte de séjour pluriannuelle salarié

    Condition obligatoire · CESEDA, art. L433-4 et L433-5

    Au premier renouvellement, la mention salarié peut donner lieu à une carte pluriannuelle de quatre ans. La mention travailleur temporaire n'y donne pas accès : elle est renouvelée pour la durée du contrat restant. Les personnes de plus de 65 ans sont dispensées des conditions de langue et d'examen civique.

Les pièces à réunir

18 pièces au total, dont 9 obligatoires. Le détail des pièges à éviter sur chaque pièce, et la liste ramenée à votre seule situation, font partie de l’évaluation complète.

Questions fréquentes

Combien coûte cette démarche ?

Le timbre fiscal est de 350 euros. 350 euros pour la première délivrance : taxe de 300 euros et droit de timbre de 50 euros. 250 euros au renouvellement : taxe de 200 euros et droit de timbre de 50 euros. Montants relevés sur service-public.gouv.fr à la date de vérification. La taxe due par l'employeur au titre de l'emploi d'un travailleur étranger est distincte et s'ajoute.

Où déposer la demande ?

Plateforme dématérialisée de demande d'autorisation de travail pour l'employeur, puis téléprocédure sur le portail ANEF pour le titre de séjour Subsiste pour les situations non couvertes par la téléprocédure et dans certaines collectivités d'outre-mer. La préfecture de résidence indique les modalités applicables.

Qui prend la décision ?

Ministre chargé du travail pour l'autorisation de travail, préfet du département pour le titre de séjour, préfet de police à Paris

Que se passe-t-il si l’administration ne répond pas ?

Le silence gardé pendant 4 mois vaut décision de rejet. Le délai court à compter de : Date d'enregistrement de la demande complète. Fondement : CESEDA, art. R432-2, silence de quatre mois valant décision de rejet.

Quelle est la durée du titre délivré ?

Le titre est délivré pour 12 mois.

Nos sources

Chaque information de cette page a été relevée sur l’une des sources ci-dessous, à la date indiquée plus haut.

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