Demander un titre de séjour par le travail alors que vous êtes en situation irrégulière
Demande présentée par une personne en situation irrégulière qui travaille en France. Le texte permet au préfet de délivrer un titre de séjour à titre exceptionnel, sans y être tenu. Une voie distincte existe jusqu'au 31 décembre 2026 pour les personnes employées dans un métier figurant sur la liste des métiers en tension : elle se dépose seule, sans passer par l'employeur. Dans les deux cas, la préfecture apprécie la situation au cas par cas.
Titres de séjour Admission exceptionnelle au séjour Décision laissée à l’appréciation de l’administration
Nom officiel de la démarche : Admission exceptionnelle au séjour au titre du travail, carte de séjour temporaire salarié ou travailleur temporaire.
Vérifié le 14 septembre 2026,
prochaine vérification prévue le 28 septembre 2026.
Le texte n'ouvre aucun droit à la délivrance du titre. L'admission est exceptionnelle par nature : le préfet examine la demande au cas par cas et peut refuser alors même que toutes les conditions habituellement citées sont réunies. Les durées de séjour et d'activité indiquées ici sont des repères d'instruction, non des seuils opposables à l'administration. Aucun résultat ne peut donc être annoncé à l'avance.
Ce qui change
Le dispositif issu de la loi du 26 janvier 2024 a été institué à titre expérimental jusqu'au 31 décembre 2026. Au-delà de cette date, et sauf prorogation par une loi nouvelle, seule la voie générale de l'article L435-1 subsistera, avec des repères d'ancienneté nettement plus longs. Les demandes doivent être déposées avant cette échéance.
Effet au 31 décembre 2026.
La circulaire du 28 novembre 2012, dite circulaire Valls, qui fixait depuis douze ans les repères d'instruction, ne s'applique plus. La circulaire du 23 janvier 2025, NOR INTK2435521J, la remplace. Les repères d'ancienneté de séjour sont allongés, la maîtrise du français et l'insertion sont examinées, et les métiers en tension sont privilégiés. Le recours formé contre cette circulaire a été rejeté.
Effet au 23 janvier 2025.
La liste est régionale : un métier peut être en tension dans une région et pas dans une autre. C'est la liste applicable à la région où l'emploi est exercé qui compte. Les listes antérieures ne sont plus opposables.
Effet au 21 mai 2025.
Le titre d'un an délivré au titre de l'admission exceptionnelle n'est pas concerné. Le passage à la carte pluriannuelle puis à la carte de résident l'est.
Effet au 1 janvier 2026.
L’essentiel
- Qui instruit la demande
- Préfecture ou sous-préfecture du département de résidence, service des étrangers, pôle admission exceptionnelle au séjour
- Qui décide
- Préfet du département, préfet de police à Paris
- Comment déposer
- Dépôt organisé par chaque préfecture : téléservice sur demarche.numerique.gouv.fr dans de nombreux départements, envoi postal dans d'autres. La téléprocédure ANEF ne couvre pas la première demande d'admission exceptionnelle au séjour.
Largement maintenu. Plusieurs préfectures exigent un envoi postal avec la mention du fondement invoqué, L435-1 ou L435-4, portée sur l'enveloppe. Les modalités varient d'un département à l'autre et doivent être vérifiées sur le site de la préfecture de résidence. - Coût
- 350 €
Renouvellement du titre salarié ou travailleur temporaire : 250 €
350 euros pour la première délivrance de la carte salarié ou travailleur temporaire : taxe de 300 euros et droit de timbre de 50 euros. 250 euros au renouvellement. Montants relevés sur service-public.gouv.fr à la date de vérification. Un droit de visa de régularisation s'ajoute lorsque le titre est délivré à une personne entrée ou maintenue sans visa long séjour ; son montant n'a pas été confirmé sur une source officielle à la date de vérification. Le timbre n'est exigé qu'au moment de la remise du titre, pas au dépôt. - Durée du titre
- 12 mois
- Silence de l’administration
- Au bout de 4 mois, le silence vaut rejet.
CESEDA, art. R432-2, silence de quatre mois valant décision de rejet - Quand déposer
- Aucune fenêtre. La demande se dépose à tout moment, la personne étant par hypothèse sans titre de séjour.
- Récépissé
- La délivrance d'un récépissé n'est pas systématique au stade de l'admission exceptionnelle. Plusieurs préfectures ne délivrent qu'un accusé d'enregistrement, qui ne vaut pas autorisation de séjour. Un récépissé autorisant le travail n'est remis qu'une fois la demande jugée recevable et instruite favorablement.
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Les conditions, une par une
17 conditions entrent en compte dans cette démarche. Chacune renvoie au texte qui la fonde.
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Se trouver en France sans titre de séjour en cours de validité
L'admission exceptionnelle s'adresse aux personnes qui ne relèvent d'aucune catégorie ouvrant un titre de séjour. Si vous détenez un titre valide, la démarche est un changement de statut et non une admission exceptionnelle.
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Ancienneté de séjour en France, voie générale
Sept ans est le repère retenu par les orientations applicables depuis le 23 janvier 2025, contre cinq ans sous la circulaire de 2012. Ce n'est pas un seuil fixé par la loi : la préfecture peut se montrer plus exigeante ou, à l'inverse, tenir compte d'une situation particulière. La preuve se fait année par année, par des documents datés émanant de tiers.
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Ancienneté d'activité salariée en France, voie générale
L'activité se prouve par les bulletins de salaire, complétés par les virements bancaires correspondants et les déclarations de revenus. Le nombre de bulletins attendu varie selon les départements et n'est pas fixé par un texte. Une activité déclarée sous une identité d'emprunt est examinée avec attention : elle est parfois admise, parfois opposée.
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Contrat de travail ou promesse d'embauche en cours, voie générale
Dans la voie générale, la demande ne peut pas prospérer sans l'employeur : c'est lui qui renseigne et signe le formulaire cerfa n° 15186 de demande d'autorisation de travail. Un employeur qui refuse de s'engager bloque de fait la démarche. C'est la principale différence avec la voie des métiers en tension.
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Emploi dans un métier figurant sur la liste des métiers en tension
La liste est établie par région, en application de l'article L414-13 du CESEDA. Un même métier peut être en tension dans une région et absent de la liste dans une autre. C'est le lieu d'exercice de l'emploi qui détermine la liste applicable, pas le lieu de résidence. Il faut vérifier l'intitulé exact avant de déposer.
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Trois ans de résidence ininterrompue en France, voie métiers en tension
Le repère de trois ans est bien plus court que celui de la voie générale. La continuité doit être documentée : plusieurs pièces par année, émanant de tiers, de préférence réparties sur chaque semestre. Des absences prolongées hors de France sont opposées.
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Douze mois d'activité salariée au cours des vingt-quatre derniers mois, voie métiers en tension
Les douze mois n'ont pas à être continus. Ils se prouvent par les bulletins de salaire correspondants. La période de référence glisse : elle se calcule à la date de dépôt de la demande, ce qui rend la date de dépôt déterminante.
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Dépôt de la demande sans intervention de l'employeur, voie métiers en tension
C'est l'apport principal de la loi du 26 janvier 2024. Sur ce fondement, la personne dépose seule et l'employeur n'a pas à remplir le formulaire cerfa n° 15186. Les bulletins de salaire et le contrat de travail restent nécessaires pour prouver l'activité, mais aucune signature nouvelle de l'employeur n'est exigée.
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Ne pas avoir séjourné sous certains statuts, voie métiers en tension
Plusieurs préfectures écartent de la voie métiers en tension les personnes qui ont séjourné sous statut saisonnier, étudiant ou demandeur d'asile, même si elles occupent un métier listé. Le point est signalé par la préfecture du Rhône. Son périmètre exact varie selon les départements et reste à confirmer sur le texte.
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Maîtrise du français
Les orientations en vigueur depuis le 23 janvier 2025 ont introduit l'examen de la maîtrise du français dans l'instruction des demandes d'admission exceptionnelle. Aucun niveau chiffré n'est fixé par la loi pour cette procédure. Une attestation délivrée par un organisme agréé ou un diplôme français constitue l'élément le plus solide.
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Insertion dans la société française
La préfecture examine un faisceau d'éléments : stabilité du logement, scolarisation des enfants, formations suivies, engagement associatif, attaches familiales en France. Ces éléments ne se compensent pas mécaniquement et ne peuvent pas être calculés à partir de réponses déclarées.
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Caractère exceptionnel de l'admission et pouvoir d'appréciation du préfet
Le texte permet au préfet de délivrer le titre lorsqu'il relève des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels. Il ne l'y oblige jamais. Deux dossiers comparables peuvent recevoir des réponses différentes selon le département et la période. Aucun automatisme ne peut être annoncé.
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Absence de menace pour l'ordre public
Le texte permet à la préfecture de refuser le titre par décision motivée lorsque la présence de la personne constitue une menace pour l'ordre public. La réserve joue quel que soit le fondement invoqué, L435-1 ou L435-4, et même lorsque l'activité salariée est établie. Elle ne peut pas être calculée automatiquement.
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Existence d'une mesure d'éloignement en cours
Une obligation de quitter le territoire reste exécutoire malgré le dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle. Plusieurs préfectures indiquent écarter les demandes qu'elles regardent comme dilatoires, c'est-à-dire déposées pour retarder l'exécution d'une mesure d'éloignement. Une interdiction de retour en cours doit être levée ou abrogée au préalable.
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Ne pas vivre en état de polygamie en France
La condition est commune à l'ensemble des titres de séjour. Une déclaration sur l'honneur est demandée aux ressortissants des États dont la loi autorise la polygamie.
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Souscription du contrat d'engagement au respect des principes de la République
Le contrat d'engagement conditionne la délivrance de tout document de séjour depuis la loi du 26 janvier 2024. Son absence rend le dossier incomplet. Un manquement caractérisé aux principes qu'il énonce peut justifier un refus ou un retrait.
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Saisine de la commission du titre de séjour après dix ans de présence habituelle
Lorsque la personne réside habituellement en France depuis plus de dix ans, le préfet doit recueillir l'avis de la commission du titre de séjour avant de refuser le titre. L'avis ne lie pas le préfet, mais l'absence de saisine entache la procédure. La personne est convoquée et peut être entendue.
Les pièces à réunir
17 pièces au total, dont 11 obligatoires. Le détail des pièges à éviter sur chaque pièce, et la liste ramenée à votre seule situation, font partie de l’évaluation complète.
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Formulaire de demande d'admission exceptionnelle au séjour de la préfecture
Ouvre le dossier et fixe le fondement invoqué, L435-1 ou L435-4.
Formulaire propre à chaque préfecture, dactylographié, daté et signé, téléchargé sur le site de la préfecture ou rempli dans le téléservice.
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Passeport en cours de validité
Justifie votre identité, votre nationalité et les conditions de votre entrée en France.
Copie des pages d'état civil, des pages de validité, des visas et de tous les cachets d'entrée et de sortie.
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Acte de naissance
Établit votre identité et votre filiation.
Copie intégrale avec mentions récentes, traduite par un traducteur assermenté, légalisée ou apostillée selon le pays.
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Justificatifs de présence en France, année par année
Documente l'ancienneté et la continuité de votre résidence en France.
Plusieurs documents datés par année civile, émanant de tiers : quittances de loyer, factures d'énergie ou de téléphone, relevés bancaires, avis d'imposition, courriers d'administration, ordonnances et certificats médicaux, attestations de scolarité des enfants, attestations d'associations.
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Bulletins de salaire
Prouvent la réalité, la durée et la continuité de votre activité salariée.
Bulletins originaux ou copies lisibles couvrant toute la période invoquée, classés par ordre chronologique. Pour la voie métiers en tension, ils doivent couvrir au moins douze mois compris dans les vingt-quatre derniers.
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Contrat de travail en cours ou promesse d'embauche
Établit l'emploi occupé, sa nature et sa rémunération.
Contrat signé par les deux parties, ou promesse d'embauche datée précisant le poste, la durée, la rémunération et la date de prise de fonction.
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Formulaire cerfa n° 15186 de demande d'autorisation de travail rempli par l'employeur
Engage l'employeur et permet l'examen de l'autorisation de travail.
Formulaire cerfa n° 15186 complété, daté et signé par l'employeur, accompagné des pièces relatives à l'entreprise.
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Éléments rattachant votre emploi à la liste des métiers en tension
Démontre que le métier exercé figure sur la liste régionale applicable.
Copie de l'extrait de la liste régionale annexée à l'arrêté du 21 mai 2025, fiche de poste, attestation d'emploi précisant les tâches réellement exercées.
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Justificatif de domicile de moins de six mois
Détermine la préfecture compétente et documente votre résidence actuelle.
Facture d'énergie, quittance de loyer, avis d'imposition ou attestation d'assurance habitation. À défaut, attestation d'hébergement accompagnée de la pièce d'identité et d'un justificatif de domicile de l'hébergeant.
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Avis d'imposition ou de non-imposition
Recoupe vos revenus déclarés et votre présence en France sur plusieurs années.
Copies des avis des trois dernières années au moins, ou attestations de dépôt de déclaration.
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Justificatif du niveau de français
Documente la maîtrise du français désormais examinée dans l'instruction.
Diplôme délivré par un établissement français, attestation de formation linguistique, ou résultat d'un test passé auprès d'un organisme agréé.
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Éléments d'insertion dans la société française
Nourrit l'appréciation de la préfecture sur votre insertion.
Attestations de scolarité des enfants, attestations de formation, engagements associatifs ou syndicaux, attestations d'employeurs successifs, lettres de collègues ou de voisins.
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Photographies d'identité
Alimentent le dossier et, le cas échéant, le titre de séjour.
Trois photographies d'identité récentes au format réglementaire, ou code e-photo lorsque la préfecture le prévoit.
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Contrat d'engagement au respect des principes de la République
Condition de délivrance de tout document de séjour.
Document type daté et signé, joint au dossier.
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Déclaration sur l'honneur de non-polygamie
Atteste que vous ne vivez pas en France en état de polygamie.
Déclaration datée et signée.
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Timbre fiscal
Acquitte la taxe et le droit de timbre dus pour la délivrance du titre.
Timbre fiscal électronique acheté sur timbres.impots.gouv.fr, présenté au moment de la remise du titre.
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Copie des décisions d'éloignement dont vous avez fait l'objet
Permet à la préfecture de situer votre dossier et d'examiner une éventuelle abrogation.
Copie de l'obligation de quitter le territoire français, de l'interdiction de retour et, le cas échéant, des décisions de justice rendues.
Questions fréquentes
Combien coûte cette démarche ?
Le timbre fiscal est de 350 euros. 350 euros pour la première délivrance de la carte salarié ou travailleur temporaire : taxe de 300 euros et droit de timbre de 50 euros. 250 euros au renouvellement. Montants relevés sur service-public.gouv.fr à la date de vérification. Un droit de visa de régularisation s'ajoute lorsque le titre est délivré à une personne entrée ou maintenue sans visa long séjour ; son montant n'a pas été confirmé sur une source officielle à la date de vérification. Le timbre n'est exigé qu'au moment de la remise du titre, pas au dépôt.
Où déposer la demande ?
Dépôt organisé par chaque préfecture : téléservice sur demarche.numerique.gouv.fr dans de nombreux départements, envoi postal dans d'autres. La téléprocédure ANEF ne couvre pas la première demande d'admission exceptionnelle au séjour. Largement maintenu. Plusieurs préfectures exigent un envoi postal avec la mention du fondement invoqué, L435-1 ou L435-4, portée sur l'enveloppe. Les modalités varient d'un département à l'autre et doivent être vérifiées sur le site de la préfecture de résidence.
Qui prend la décision ?
Préfet du département, préfet de police à Paris
Que se passe-t-il si l’administration ne répond pas ?
Le silence gardé pendant 4 mois vaut décision de rejet. Le délai court à compter de : Date d'enregistrement de la demande complète par la préfecture. Fondement : CESEDA, art. R432-2, silence de quatre mois valant décision de rejet.
Quelle est la durée du titre délivré ?
Le titre est délivré pour 12 mois.
Nos sources
Chaque information de cette page a été relevée sur l’une des sources ci-dessous, à la date indiquée plus haut.
- Service-public.gouv.fr, fiche F16053, régularisation d'un étranger par le travail
- Service-public.gouv.fr, fiche F17146, régularisation humanitaire ou exceptionnelle d'un étranger en situation irrégulière
- Service-public.gouv.fr, fiche F15898, carte de séjour salarié ou travailleur temporaire
- Service-public.gouv.fr, actualité A17135, loi immigration, changements du volet travail
- Service-public.gouv.fr, fiche F39530, examen civique pour la carte pluriannuelle et la carte de résident
- Légifrance, CESEDA, chapitre Admission exceptionnelle au séjour, art. L435-1 à L435-4
- Légifrance, CESEDA, chapitre Refus et retrait des titres de séjour, art. L432-1 à L432-15
- Légifrance, CESEDA, section Commission du titre de séjour, art. L432-13 à L432-15
- Légifrance, CESEDA, section Contrat d'engagement au respect des principes de la République, art. L412-7 à L412-10
- Légifrance, arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement, pris en application de l'article L414-13 du CESEDA
- Direction générale des étrangers en France, liste des métiers en tension pour les travailleurs étrangers
- Préfecture du Rhône, admission exceptionnelle au séjour, expérience professionnelle salariée dans les métiers en tension
- Préfecture de la Charente-Maritime, admission exceptionnelle au séjour au titre du travail dans un métier en tension, art. L435-4
- Préfecture d'Indre-et-Loire, admission exceptionnelle au séjour et métiers en tension
- ANEF, démarches de séjour en ligne
- Ministère de l'Intérieur, examen civique obligatoire à partir du 1er janvier 2026
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